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REPORTAGES : PRÉSENTATION & DESCRIPTIFS
 
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  FREDERIC HERMANN PHOTOGRAPHE
 
 
 

La yourte, univers en miniature

En Mongolie, presque la moitié des habitants vivent encore du pastoralisme nomade. Leur habitat, adapté à ce mode de vie et au climat rude du pays, est la yourte. Maison de bois et de feutre changée de place trois à quatre fois par an, elle constitue un univers en miniature, où les espaces sont codés et où le quotidien de la famille s'organise selon des gestes chargés de sens, voire ritualisés. L'attrait pour la société de consommation s'y décèle par des objets manufacturés dans la périphérie des villes et chez les familles les plus riches, mais pas dans les régions reculées du pays.

 
 
 

Le Naadam

Une fois par an, les 11 et 12 juillet, a lieu à Ulan Bator , la capitale de la Mongolie, le grand Naadam . Il s'agit des compétitions des trois jeux traditionnels mongols: lutte, tir à l'arc, course de chevaux. Cette fête nationale réunit dans une même liesse citadins de la capitale et nomades des steppes: les athlètes sont considérés comme de véritables héros nationaux. Pendant toute l'année, les éleveurs se sont préparés aux festivités. Des naadams régionaux leur ont permis de sélectionner les meilleurs concurrents. Un peu avant la fête, les familles affluent de tous le pays et campent aux abords de la capitale.

 
 

Grandir dans la cité

Couloirs, passages, esplanades, escaliers… : ces espaces "bétonnés", publics ou semi-publics, constituent l'univers de jeu et de découverte des "enfants des cités", qui s'approprient à leur manière cet environnement abstrait, voire inhospitalier. Loin des réflexions des urbanistes de l'époque moderne, les enfants donnent une mesure à l'architecture des cités ; à l'inverse celle-ci constitue leur référence pour la vie.

 
 

Les Ouïgours

Minorité turco-mongole en Chine, les Ouïgours cultivent leur art de vivre et affirment leur spécificité face à la culture dominante dont la pression s'exerce par l'intermédiaire des administrations et par la présence de l'armée chinoise, mais de plus en plus aussi par la nouvelle donne de la mondialisation. Commerçant avec le Pakistan voisin ou le Kazakhstan, ils perpétuent la tradition commerciale de la route de la soie, tout en étant de plus en plus soumis aux lois du marché mondial. Désormais les terres cultivables des oasis autour du bassin du Tarim deviennent la propriété des chinois et les Ouïgours sont les ouvriers de leurs terres spoliées.

 
 

Le transcanadien

Autrefois train "pionnier", le transcanadien, qui relie Montréal à Vancouver, a été délaissé au profit de l'avion comme moyen de transport "efficace", pour devenir un train de loisirs, nourrissant une économie touristique dont bénéficient les membres du personnel, travailleurs nomades. Les riches oisifs constituent une grande partie des passagers du transcanadien. En tête de convoi, le wagon "classe dure" est le refuge des voyageurs canadiens du quotidien, passagers de quelques heures, d'une ville à l'autre, d'une montagne à une plaine.

 
 

Le transsibérien

Dans les voitures du transsibérien, des hommes et des femmes de tous âges, de toutes conditions sociales, et de multiples nationalités eurasiatiques s'installent dans l'intimité, pour quelques jours. Transportant à son bord un échantillon aléatoire de la population, le train reflète les mutations de la société russe. Autrefois vecteur du nationalisme russe en Sibérie, puis organe du réalisme soviétique, il est devenu un bazar, un lieu d'échange et de commerce, emprunté entre deux villes sibériennes aussi bien par des hommes d'affaires sibériens que par des femmes pour qui la vente ambulante de marchandises chinoises est porteuse de tous les espoirs de richesse. La réussite et la "déveine" s'y affichent côte à côte, dans l'espace réduit des wagons.

 
 

La panaméricaine

La route panaméricaine constitue l'axe stratégique de communication de l'Ouest de l'Amérique du Sud. A ce titre, elle est un lieu où s'expriment les revendications des communautés des Andes ou d'Amazonie, indiennes ou métisses. Le blocage de la route est un recours ultime quand la pression économique sur les populations les plus pauvres se fait insoutenable, comme lorsque le prix du gaz augmente de façon draconienne.

 
 

Emmaüs, hommes à recycler

L'envers de la société de consommation, dans sa dimension environnementale et humaine. Dans les communautés Emmaüs, des hommes issus pour beaucoup de la rue, se chargent de recycler les rebuts produits par notre système basé sur la consommation effrénée. Une dernière chance est ainsi donnée aux objets et aux hommes de rejoindre le "droit chemin" de la société consommatrice.

 
 

Le chapeau de Panama

Issu d'un savoir-faire précolombien, le chapeau équatorien (et non panaméen) a pris le nom de chapeau de Panama au moment du creusement du canal du même nom. Aujourd'hui des communautés villageoises équatoriennes vivent de la fabrication de cet article de luxe connu dans le monde entier. De la culture de la " paja toquilla " aux finitions en passant par la préparation de la matière première et le tissage proprement dit, c'est un savoir-faire ancestral qui se perpétue. Les indiens et métisses, qui s'adonnent à temps plein ou en sus des travaux des champs à la fabrication du Panama, s'organisent parfois en coopératives, comme les femmes de Sigsig , afin de vendre leurs produits à un prix décent.

 
 

Dardanelles, les nouveaux pèlerins (la mémoire ressurgie)

Longtemps restés à l'abandon, les lieux de mémoire turcs des combats de la guerre 1914-1918 aux Dardanelles subissent une vague de restauration depuis les années 2000. Ils deviennent   un lieu de visite pour les familles turques, une destination privilégiée pour des groupes, notamment de femmes, venus de toute la Turquie. Les nouveaux pèlerins redécouvrent l'histoire de leur pays mêlée à celle de l'Europe sur ce territoire du détroit promu au rang de terre du souvenir.

 
 

Lieu de mémoire 1914-1918:
"les femmes et les enfants d'abord"

Les lieux dédiés à la mémoire de la guerre 1914-1918 dans le Nord de la France et en Belgique sont très fréquentés par les enfants, notamment dans le cadre d'activités pédagogiques, tout comme par les femmes, en particulier au moment des cérémonies, leur présence étant souvent mise en scène en écho à celle des soldats en tenue d'apparat. Du symbole à la réalité, se pose la question de la transmission de la mémoire de la guerre.

 

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